Il y a : 2 visiteur(s).

Décors peints- Fresque- Trompe l'oeil- Stucs- Meubles peints- Poyas les faux marbres

Accueil // Décors Peints // Faux-Marbres //


Les Faux Marbres



Panneau en fausse marqeterie de marbre et pierres dures

Les faux marbres sont employés dans la décoration depuis l'Antiquité. La pierre était réservée aux temples et aux palais

Le commun des mortels, même s'il était riche ne pouvait pas utiliser de marbre. Il fallait bien trouver un stratagème pour simuler de somptueux décors. Cette "reproduction" se fit d'abord en reprenant simplement l'aspect de marbrures dirigées dans un certain sens pour donner une trame, une texture. Ils sont devenus de plus en plus réalistes et les réalisations d'artistes du XXème siécle sont vraiement à s'y méprendre.

Aux siècles précédents, les faux marbres devaient ressembler aux marbres d'origine tout en laissant entrevoir que c'étaient une peinture. C'est le propre des faux-marbres italiens; en France, on s'est attaché à davantage de réalisme.

Chaque période avait un marbre de prédilection.

Les marbres rouges ou noirs pour Louis XIV, tels que le Languedoc, le Portor ou le Vert de Mer.

Les marbres blancs ou bleutés pour Louis XV, tels que le Blanc Veiné.

Louis XVI sera fidèle aux marbres clairs et nuagés.

Sous Napoléon Ier, on utilisera surtout les marbres verts, Vert de Mer, Campan.

Sous Napoléon III les marbres noirs.

Au XIXème siècle, toujours dans les immeubles de "rapport" il y avait souvent une décoration en panneautage pour les sous-bassements; les faux marbres, leur donnaient alors l'aspect "grande maison". Certaines églises étaient décorées de la même façon. La fin du XIXème siècle, restera le grand siècle des fausses matières.

Les marbres servirent ensuite pour décorer les devantures de magasin et chaque "corporation" avait un marbre de prédilection, le vert de mer pour les patissiers, le blanc veiné pour les bouchers et le portor pour les pompes funèbres.

De nos jours, certaines carrières sont fermées car les filons ont disparus, là aussi par surexploitation, laissant la part belle aux peintres en décors.

retour haut de page